Les adolescents et adolescentes d’aujourd’hui sont nés dans un monde où Internet et les médias sociaux sont omniprésents. Téléphone intelligent, tablette, ordinateur, ces technologies font partie de leur existence, et les jeunes n’imaginent pas devoir s’en passer. Si ces nouveaux modes de communication offrent de formidables occasions de rapprochement entre jeunes, qu’arrive-t-il lorsqu’ils sont utilisés pour harceler, blesser, intimider ou diffuser, sans consentement, des images suggestives ou sexuelles d’une personne mineure ?

24 heures textos* a été créé pour les milieux scolaires et jeunesse afin de discuter de ces enjeux avec les jeunes et les mobiliser dans la recherche de solutions. Nous avons choisi de situer ces formes de violence dans le contexte des relations amoureuses entre adolescents où le cyberharcèlement est plus fréquent que l'intimidation, et le sextage, une pratique répandue. Cette décision est aussi motivée par le fait que les victimes éprouvent de la difficulté à confier à des adultes ce qu'elles subissent lorsque cela concerne leur intimité ou leur vie amoureuse, ce qui les rend plus vulnérables.

 

Pour commander la vidéo et le guide, cliquez ici »

La vidéo

Maude, une élève de 16 ans, dynamique et enjouée, est follement amoureuse de Vincent, un garçon attentionné fréquentant son école secondaire. À travers cette relation fusionnelle, si commune à l’adolescence, nous sommes témoins de la manière dont les textos, sextos et médias sociaux favorisent le rapprochement et l’intimité chez les jeunes, mais peuvent aussi, en quelques clics, se transformer en de redoutables outils de harcèlement et d’intimidation.

La vidéo démontre comment le cyberharcèlement est une forme de violence particulièrement intrusive. Elle ne s’arrête pas lorsque Maude est à l’école. Elle la suit sur son téléphone intelligent, son ordinateur personnel et envahit sa vie privée. Dès lors, l’adolescente n’a plus aucun moment de répit, comme si elle était en permanence dans la mire de son amoureux. Et lorsque l’insécurité et la jalousie de celui-ci sont à leur comble, la transmission d’une vidéo à caractère sexuel sur Internet fera d’énormes ravages.

Notez que la vidéo s’adresse à un public âgé de 13 ans et plus et qu’il n’est pas conseillé de la présenter à des plus jeunes.

Réalisation : Mireille Hébert

Production : Association québécoise Plaidoyer-Victimes, Québec, Canada, 2014, 28 min 58 s

Le guide d’accompagnement

Ce guide vise à former des personnes-ressources à animer une activité de sensibilisation auprès des jeunes à l’aide de la vidéo 24 heures textos. Il apporte des informations essentielles, des suggestions d’animation et des pistes concrètes d’intervention auprès des jeunes victimes, témoins et auteurs. Le guide d’accom­pagnement fournit également des éléments de réflexion, de prévention et d’action pour les enseignants, les intervenants et les parents, ainsi que des références à des ressources utiles.

 

Rédaction: Irène Demczuk en collaboration avec Katia Leroux

 

Recherche: Katia Leroux et Irène Demczuk

Consultez la table des matières du guide »

Publics cibles

  • Jeunes filles et garçons âgés de 14 à 17 ans de troisième, quatrième ou cinquième secondaire.
  • Public mixte composé d’adolescents, d’adolescentes et d’adultes qui les accompagnent. Ces adultes peuvent être :

> des parents ;

> des enseignants ;

> des professionnels du milieu de l’éducation : psychoéducateurs, psychologues, techniciens en éducation spécialisée, animateurs de vie spirituelle et d’engagement communautaire;

> des professionnels de la santé et des services sociaux, tels des infirmières scolaires, travailleurs sociaux, psychoéducateurs et autres intervenants œuvrant dans les CLSC ou les centres jeunesse ;

> des intervenants communautaires.

 Contextes d’animation

  • Cours offerts aux élèves de troisième, quatrième ou cinquième secondaire.
  • Cours ou ateliers offerts dans les centres de formation professionnelle (jeunes de 14 à 17 ans).
  • Ateliers offerts par un organisme communautaire, un CLSC ou un centre jeunesse réunissant des jeunes de 14 à 17 ans et/ou des parents.

Un projet en partenariat avec

 

 

 

 Financé par      
   

Bertrand St-Arnaud, ministre de la Justice

Stéphane Bergeron, ministre de la Sécurité publique

Agnès Maltais, ministre de l'Emploi et de la Solidarité sociale, ministre du Travail et ministre responsable de la Condition féminine

Véronique Hivon, ministre déléguée aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse 

* La vidéo 24 heures textos est une adaptation cinématographique de la pièce de théâtre du même nom créée par Mise au jeu à la demande et avec la collaboration de l'Association québécoise Plaidoyer-Victimes.

Depuis ses débuts, Plaidoyer-Victimes a développé et maintenu des liens avec un ensemble d'organismes en siégeant sur les instances décisionnelles ou en participant activement à des comités de travail ou à des consultations. En 2012-2013, les activités se sont poursuivies:

 Membre du Comité consultatif national sur les questions concernant les victimes. La présidente, Mme Arlène Gaudreault, siège sur ce Comité qui réunit une fois par année des représentants des services œuvrant dans le champ de l'assistance aux victimes ou en défense des droits. Le mandat du Comité consultatif national sur les victimes d’actes criminels est d’agir comme groupe consultatif auprès du Centre de la politique concernant les victimes du ministère de la Justice du Canada, du Bureau national pour les victimes d'actes criminels de Sécurité publique Canada, du Service correctionnel du Canada et de la Commission des libérations conditionnelles du Canada (désormais reconnus comme le principal groupe).

Lors de sa réunion en janvier 2013, le comité a examiné les questions suivantes :

• L’opportunité que les provinces et les territoires examinent de quelle façon des programmes de prestations ou d’indemnisation des victimes d’actes criminels pourraient s’appliquer à l’échelle nationale afin que les victimes puissent être indemnisées par leur province de résidence ou à l’extérieur de celle-ci;
• Les recommandations proposées par l’Ombudsman fédéral pour les victimes d’actes criminels relativement au dédommagement formulées dans son rapport spécial intitulé Réorienter la conversation;
• Les avantages, les inconvénients, l’efficacité et le caractère pratique d’une Charte pour les victimes.


 Membre du Comité organisateur de la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d'actes criminels. Le mandat de ce Comité est de fournir des suggestions, des conseils et un appui au Centre de la politique concernant les victimes pour élaborer le programme, planifier des activités et promouvoir la Semaine nationale qui se déroule chaque année au mois d'avril. La présidente, Mme Arlène Gaudreault participe à plusieurs conférences téléphoniques et discussions chaque année en plus de s'impliquer au colloque qui se tient à Ottawa en début de Semaine nationale.


 Membre de la Table de concertation en violence conjugale de Montréal. La directrice, Mme Marie-Hélène Blanc, est vice-présidente de la Table et siège au comité de coordination et à divers autres comités. Au cours de la dernière année, elle a été impliquée dans le recrutement de la professionnelle de recherche qui a produit un devis de recherche dans le cadre du projet Portrait et analyse de l'offre et de l'articulation des services en violence conjugale sur le territoire montréalais dispensés aux victimes, aux agresseurs ou agresseures et à leur famille.


 Membre de la Table de concertation sur les agressions à caractère sexuel de Montréal. La directrice siège sur cette Table et est une membre active. Au cours de la dernière année, elle s'est particulièrement impliquée dans le comité de suivi du projet Portrait dynamique des services, à Montréal, pour les victimes d'agression sexuelle. Ce portrait prendra la forme d'un site Internet destiné aux intervenants et intervenantes qui permettra notamment de mieux connaître les ressources sur le territoire de Montréal et de les trouver rapidement grâce à un moteur de recherche. Le site sera mis en ligne en septembre 2013.


 Membre de la Table Justice-DITED de Montréal. Table de concertation pour un traitement juste et équitable des personnes présentant une déficience intellectuelle ou un trouble envahissant du développement au sein du système de justice pénale de la région de Montréal. L'Association est membre de cette Table depuis une dizaine d'années, mais n'avait pu assister aux rencontres au cours des deux dernières années. En 2013, la directrice a inscrit cette représentation en priorité.


 Membre du Réseau de coopération et d'échange sur l'aide aux victimes France-Québec. Ce réseau, dont les activités sont financées par la Commission permanente de coopération franco-québécoise, a pu poursuivre ses échanges pour une dernière année après quatre années de partenariat assidu. Les objectifs poursuivis dans ce biennum étaient de:
• Consolider le réseau d'échange (AQPV, CIPC, INAVEM) mis en place en 2008;
• Promouvoir les bonnes pratiques dans les pays francophones;
• Poursuivre l'analyse des pratiques, politiques et législations en matière d'aide aux victimes d'actes criminels au Québec et en France sur l'indemnisation et la violence conjugale;
• Partager nos réflexions sur les approches respectives, leurs enjeux, leurs résultats;
• Poursuivre la réflexion sur les liens auteur-victime et sur les approches de médiation et de justice réparatrice
• Rédiger des articles sur nos approches respectives dans des domaines d'intérêts actuels de l'aide aux victimes et en faire la diffusion dans la Francophonie (indemnisation des victimes; réponses pénales à la violence conjugale, justice réparatrice).

Du 27 juin au 4 juillet dernier s’est déroulée en France la dernière mission de la délégation québécoise composée de Mmes Arlène Gaudreault et Marie-Hélène Blanc, respectivement présidente et directrice générale de l’AQPV et de M. Serges Bruneau, directeur de programme au CIPC. Durant ce séjour, la délégation a pu assister à l'Assemblée générale de l'INAVEM (Fédération nationale d'aide aux victimes et de médiation), lors de laquelle ont été présentés différents rapports et discutées les perspectives d’avenir. Il a aussi été question des résultats de l’Enquête nationale sur la situation financière des associations d’aide aux victimes, alors que des coupures de subvention mettent en péril les activités de plusieurs d’entre elles. Les 25 ans de l’INAVEM ont aussi été soulignés. Mme Gaudreault a prononcé une allocution pour témoigner des liens tissés entre nos organisations au cours des dernières années et des similitudes comme des divergences entre nos systèmes judiciaires et nos politiques d’aide aux victimes. Les 28 et 29 juin se tenaient, à Bourg-en-Bresse, les XXVIIes Assises nationales des associations d’aide aux victimes sous le thème Auteur-Victime : la possible rencontre.

Ce dernier séjour a été mis à profit pour effectuer, encore une fois, plusieurs visites et échanger avec des professionnels afin de toujours mieux comprendre le dispositif d'aide aux victimes en France et les pratiques des différents acteurs. La délégation était fort satisfaite de cette dernière mission en France. En novembre 2012, elle accueillait, à Montréal, la délégation française pour une mission de 5 jours. Au terme de ces échanges qui se sont déroulés sur une période de 4 ans, et qui nous ont permis, de part et d'autre, de partager nos réflexions sur nos approches respectives en termes d'aide aux victimes et d'organisation de services, mais aussi d'échanger sur des thèmes précis tel que la judiciarisation de la violence conjugale, l'indemnisation des victimes ou la médiation pénale, nous remercions notre partenaire l'INAVEM et ses membres pour la qualité de l'accueil réservé, la gentillesse témoignée et le professionnalisme constaté. Au terme de ces échanges, nos associations ont créé, chacune sur son site internet, un dossier Regards croisés sur les victimes d'actes criminels France-Québec qui contient des articles sur quelques thèmes parmi tous ceux abordés au cours des années.


 Comité de suivi du C-10 - Ce comité a été mis en place suite à l'adoption, par le gouvernement fédéral en 2012, de la Loi sur la sécurité des rues et des communautés. Ce comité est chargé d'examiner les impacts de la Loi, notamment ceux sur la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents, sur la mise en application des changements liés aux peines minimales, sur les travaux du Comité de mise en œuvre du Tribunal de traitement de la toxicomanie, sur la surpopulation carcérale et les conditions de détention dans les établissements provinciaux. La première réunion de ce comité s'est tenue en mars 2013.


 L'Association est partenaire du Bureau international des droits des enfants (IBCR). L'Association, au cours de l'année 2012-2013 a siégé au Comité aviseur du projet exploratoire Documenter la trajectoire des enfants victimes et témoins d'actes criminels, Phase II du projet « Enfants victimes d'actes criminels ». Ce projet visait à évaluer la faisabilité d'une étude voulant documenter l'expérience d'enfants victimes et témoins d'actes criminels dans le processus de justice criminelle au Québec. Le rôle du Comité était de valider une liste de questions préliminaires à poser aux enfants afin d'en savoir davantage sur l'appréciation que font ces enfants des services, du suivi, des explications et des interventions des différents acteurs au cours de leur trajectoire dans le système de justice criminelle. Au cours de l'année, le Bureau international des droits des enfants a déposé une demande de financement au ministère de la Justice du Québec afin de financer la recherche. En avril 2013, nous apprenions que le ministère de la Justice avait accordé le financement demandé au Projet d'étude sur la trajectoire des enfants victimes et témoins d'actes criminels. L'Association demeure partenaire au projet.


 L'Association québécoise Plaidoyer-Victimes travaille en partenariat avec le CRI-VIFF (Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale faite aux femmes) depuis plusieurs années. En octobre 2012, l'Association a donné son appui officiel et s'est engagé au projet Trajectoires de vie et trajectoires de services des femmes victimes de violence conjugale en contextes de vulnérabilité: décrire et comprendre pour mieux prévenir et agir présenté par le CRI-VIFF auprès du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH). Dans sa lettre d'appui, l'AQPV confirmait les besoins tangibles d'enrichissement des interventions, de la concertation entre différentes ressources et d'amélioration des services au bénéfice des victimes les plus vulnérables. Elle faisait aussi valoir son expertise en transfert des connaissances et souhaitait pouvoir la mettre à contribution dans la réalisation des activités de ce partenariat. Le financement demandé au CRSH a été accordé au CRI-VIFF et le projet est d'une durée de sept ans.

C’est en 1993 que le Prix Plaidoyer-Victimes a été créé afin de souligner le travail accompli par une personne ou par un organisme dans le domaine de l’aide et de la reconnaissance des droits des victimes d’actes criminels. Il se veut un hommage à celles et ceux qui participent activement à humaniser les approches auprès des victimes et à développer une meilleure compréhension de leurs besoins et attentes.

2009 - Le Bouclier d’Athéna - Récipiendaire catégorie Organisme  

Le Bouclier d’Athéna Services familiaux est un organisme communautaire sans but lucratif dont la mission est d’offrir des services professionnels de soutien, d'intervention et de prévention culturellement et linguistiquement adaptés aux besoins des femmes victimes de violence familiale et leurs enfants ainsi qu'aux membres des communautés ethnoculturelles. L’organisme a développé une stratégie de sensibilisation multilingue afin d’informer et de sensibiliser les communautés ethnoculturelles sur les divers types d’abus, le cycle de la violence et ses répercussions, les procédures policières et judiciaires ainsi que les lois et ressources existantes pour les victimes.  

Le Boucler d’Athéna a été créé en 1991 grâce aux efforts de plusieurs femmes de la communauté grecque intéressées à découvrir si d’une part la communauté avait accès à de l’information sur la violence familiale et si, d’autre part, les victimes avaient accès aux services existants. C’est alors qu’une stratégie de conscientisation en langue maternelle a été développée avec pour objectif d’informer la communauté et les victimes sur la violence familiale et les ressources.  

Le Bouclier d’Athéna avait comme intention première d’informer. Or, cette stratégie s’avéra très efficace puisqu’elle a permis de rejoindre des personnes qui, habituellement n’auraient pas demandé d’aide. Aujourd’hui, le Bouclier offre une panoplie de services à partir de deux centres, un à Montréal et un à Laval. En 2004, le Bouclier ouvrait une maison d’hébergement où sont accueillis les femmes et les enfants victimes de violence. Actuellement, les deux centres de service à l’externe et la Maison d’Athéna offrent leurs services dans une douzaine de langues et le Bouclier a encore innové avec la mise en place d’une équipe d’interprètes culturels.  

Un ambitieux programme de sensibilisation a débuté en 1992 et a conduit à la production de 67 vidéos en plusieurs langues, détaillant les différents aspects de la violence familiale. Ces vidéos ont été largement diffusées dans la programmation régulière des canaux de télévision ethniques et visionnés lors de sessions d’information dispensées aux diverses communautés ethnoculturelles. Elles ont été produites en partenariat avec le Service de police de la Ville de Montréal, S.O.S. Violence conjugale ainsi que plusieurs organismes communautaires et maisons d’hébergement. Elles sont disponibles en 15 langues. Par ailleurs, deux messages d’intérêt public traduits en 16 langues, l’un portant sur la violence familiale et l’autre sur les agressions à caractère sexuel, ont également été produits et diffusés sur le réseau câblé tant au Québec qu’en Ontario.  

Grâce au programme de sensibilisation communautaire, le Bouclier d’Athéna rejoint entre 5 000 et 10 000 Québécois par année et estime que plus d’un demi million de Canadiens ont été informés sur la violence familiale depuis le début de la campagne.  


2009 - Louise Rajotte - Récipiendaire catégorie Individu  

Présidente fondatrice de la section AQDR Centre-du-Québec, Mme Louise Rajotte a fait preuve au cours des 20 dernières années d’un engagement sans faille dans la lutte contre les abus et l’exploitation commis à l’endroit des personnes aînées.  

Alors qu’elle siégeait au comité national de l’AQDR, elle a initié l’élaboration d’un comité provincial Abus AQDR, comité qui a été piloté pendant trois ans par la section AQDR Centre-du-Québec. Elle a collaboré au comité provisoire du Réseau québécois pour contrer les abus envers les aînés (RQCAA). Ses revendications ont fait d’elle la première intervenante sociale oeuvrant dans le réseau des services sociaux à faire reconnaître la problématique des abus envers les aînés au Québec. Par ailleurs, Mme Rajotte a participé au 1er Parlement intergénérationnel de septembre 2008, qui a permis l’adoption de la Charte intergénérationnelle qui révèle les aspirations communes des générations, la responsabilité collective et les préoccupations de développement durable pour l’avenir collectif.  

Par son audace, son courage et sa détermination, Mme Rajotte a su, malgré un financement déficient de la section AQDR Centre-du-Québec, non seulement maintenir les projets existants mais à en initier de nouveaux et à en assurer le suivi, en plus d’amorcer de nouveaux partenariats.  

Tout au long de son parcours, elle a promulgué le maintien des conditions de vie des aînés. Par son travail acharné, elle a fait en sorte que la section AQDR Centre-du-Québec se démarque en impliquant les bénévoles aînés qui, par leurs actions, assurent le maintien de leur rôle social dans la communauté. Par son approche stimulante, elle a su insuffler aux aînés une mobilisation afin de protéger et améliorer leur qualité de vie.


2004 - Deborah Trent

Le 28 octobre 2004, dans le cadre de son 4e colloque intitulé Les victimes d’actes criminels: agir dans le respect de la personne, l’Association québécoise Plaidoyer-Victimes remettait le Prix Plaidoyer-Victimes à Deborah Trent, fondatrice et directrice du Centre pour les victimes d’agression sexuelle de Montréal. Le Centre offre services et assistance aux personnes adultes (femmes et hommes) victimes d’agression sexuelle, aux survivants-es d’abus sexuels et d’inceste ainsi qu’à leurs proches. Le Prix se veut un hommage et un témoignage de reconnaissance envers l’engagement et le dévouement inlassables dont Mme Trent a fait preuve auprès des personnes victimes d’agression sexuelle. Dans la réalisation de sa mission, elle a, au fil des ans, porté les chapeaux de gestionnaire, clinicienne, conseillère, superviseure, formatrice et porte-parole du Centre. Sa passion pour la cause des victimes, tout comme sa détermination à leur offrir des services professionnels et de qualité, ne se sont jamais démenties. Elle a su créer un havre de paix pour ces personnes, qui obtiennent gratuitement une aide et une écoute inconditionnelles. Deborah Trent a reçu une œuvre d’art réalisée par Me Christine Viens, avocate et artiste-peintre. Mme Viens a collaboré à l’élaboration de la Loi et a mis sur pied le Bureau d’aide aux victimes d’actes criminels (BAVAC), de même que le réseau des CAVAC.


2000 - Patricia Rossi  

C’est lors du Xe Symposium international de victimologie en août 2000 que Patricia Rossi a reçu cet honneur, afin de souligner la qualité de son engagement auprès des femmes victimes de violence conjugale et sa contribution exceptionnelle à l’avancement de la cause des femmes victimes. Au-delà de la pratique quotidienne de sa profession, elle s'est investie de coeur et d'esprit au service des femmes victimes de violence. En reconnaissance de sa compétence, de son éthique et de son rayonnement, Mme Rossi a reçu une sculpture offerte par la Fédération des Coopératives du Nouveau-Québec représentant SEDNA, déesse de la mer, créée par l'artiste Lucassie Kenuajuak de Powungnituk.  


1996 - La Société de Bien-Être Kitcisakik  

Fondée au début des années 1980, la Société de Bien-Être Kitcisakik a crée une équipe de santé communautaire composée d’Autochtones, d’allochtones, de professionnels et de bénévoles qui a consacré efforts et énergies à l’amélioration de la qualité de vie de ses membres. Par l’éducation et la multiplication d’ateliers portant notamment sur la violence familiale, sur l’abus de drogues et d’alcool et sur la prévention du suicide, Kitcisakik a su vaincre maintes résistances et est devenue une source d’inspiration pour les autres communautés autochtones. Le 7 novembre 1996, l'Association lui a décerné le Prix Plaidoyer-Victimes. Mmes Monic Sioui et Catherine Anichinapéo, représentantes de la Société, ont reçu la gravure Le guérisseur de voyelles offerte par l'artiste Richard Séguin.  


1993 - Micheline Baril  

Micheline Baril, présidente-fondatrice de l'Association québécoise Plaidoyer-Victimes, a été professeure à l'École de criminologie et chercheure au Centre international de criminologie comparée de l'Université de Montréal de 1981 à 1993, année de son décès. Micheline Baril s'est engagée à fond dans le dossier des victimes et elle a réussi à leur donner une voix. Par son engagement, sa persévérance, l'influence qu'elle a exercée, cette pionnière a largement contribué au développement de la victimologie au Québec.  

 

Afin d'approfondir et de permettre la diffusion de nouvelles connaissances sur la victimisation, Plaidoyer-Victimes organise des activités à l'intention des intervenantes et intervenants concernés par la situation des victimes d'actes criminels. Ces activités permettent de remettre en question certaines façons de faire et de repenser les responsabilités des différentes personnes engagées auprès des victimes. Elles créent des ponts, ouvrent le dialogue et facilitent la transmission des informations et la mise à jour des connaissances.

24 heures textos - Les jeunes, l'amour et le cyberharcèlement | Vidéo et guide d'accompagnement | 2014

Les adolescents et adolescentes d’aujourd’hui sont nés dans un monde où Internet et les médias sociaux sont omniprésents. Téléphone intelligent, tablette, ordinateur, ces technologies font partie de leur existence, et les jeunes n’imaginent pas devoir s’en passer. Si ces nouveaux modes de communication offrent de formidables occasions de rapprochement entre jeunes, qu’arrive-t-il lorsqu’ils sont utilisés pour harceler, blesser, intimider ou diffuser, sans consentement, des images suggestives ou sexuelles d’une personne mineure ?

24 heures textos a été créé pour les milieux scolaires et jeunesse afin de discuter de ces enjeux avec les jeunes et les mobiliser dans la recherche de solutions. L'Association a choisi de situer ces formes de violence dans le contexte des relations amoureuses entre adolescents où le cyberharcèlement est plus fréquent que l'intimidation, et le sextage, une pratique répandue. Cette décision est aussi motivée par le fait que les victimes éprouvent de la difficulté à confier à des adultes ce qu'elles subissent lorsque cela concerne leur intimité ou leur vie amoureuse, ce qui les rend plus vulnérables.

En savoir plus »

Commander l'outil »


24 heures textos - Cyberharcèlement dans les relations amoureuses | Théâtre-forum | 23 avril 2013

Dans le cadre de la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels 2013, l’Association québécoise Plaidoyer-Victimes a organisé un théâtre-forum dans le but de sensibiliser les jeunes à la problématique du cyberharcèlement dans les relations amoureuses, et ce, ultimement, dans une perspective de prévention. Plusieurs de ces jeunes ignorent que certaines formes de cyberintimidation ou de cyberharcèlement peuvent constituer des infractions au Code criminel (libelle diffamatoire, extorsion, harcèlement criminel, etc.) ou faire l’objet de poursuites civiles.

Alors que de plus en plus d’outils sont disponibles, Plaidoyer-Victimes a opté de développer une activité avec la troupe de théâtre Mise au jeu, dont la mission est d'éveiller une culture de participation en favorisant la prise en charge du changement par l'entremise du jeu et de l'intervention théâtrale participative. Une pièce de théâtre a d’abord été présentée aux participants. Ceux-ci ont par la suite été invités à commenter et à intervenir à certains moments de la pièce afin de proposer des solutions aux impasses vécues par les personnages. Trois personnes-ressources provenant de la Gendarmerie royale du Canada, de l’organisme Jeunesse, J’écoute et du service Côté cour étaient présentes afin de partager leur expérience et expertise sur le phénomène, de répondre aux questions de l’auditoire et d’apporter des compléments d’information. Lois régissant la cybercriminalité, conséquences sur les victimes, moyens pour contrer ces actes criminels, services offerts et pistes de solution sont autant de thèmes qui ont été abordés dans le cadre de l’événement.


Droits des victimes et violences institutionnelles | Table ronde | 15 juin 2011

Dans le cadre de son assemblée générale annuelle 2011, l’Association invitait ses membres et les personnes intéressées à assister à une table ronde sous le thème « Droits des victimes et violences institutionnelles ». Trois conférenciers de renom ont partagé leur expertise avec les participants.
 
Dans un premier temps, M. Louis Plamondon, président de l’Association québécoise de défense des retraités (AQDR) et membre du C. A. de Plaidoyer-Victimes, a présenté les résultats d’une enquête publiée en 2011 et menée auprès de 205 professionnels ou intervenants qualifiés dans le domaine du handicap, résultats mettant en évidence les pratiques déficientes et pénalisantes des établissements pour la population en situation de handicap. Me Hélène Guay, B.Sc.N., B.C.L., LLM., a pour sa part partagé ses recherches sur les accidents en milieu de soins, notamment à la lumière de l’adoption dans la loi en 2002 de la déclaration et de la divulgation obligatoires de ces accidents. Enfin, M. Marc Plamondon, avocat retraité, a présenté le dossier contre l’Institut Philippe-Pinel de Montréal, que la société d’avocats Plamondon Ladouceur avait initié en 2002 et qui a fait l’objet d’un règlement autorisé par la cour en mars 2009, dossier témoignant de la puissance potentielle des recours collectifs contre les abus de pouvoir des médecins psychiatres et des établissements.
 
Ces trois conférenciers ont également participé à l’édition mars 2011 des Cahiers de PV — Antenne sur la victimologie « Droits des victimes et violences institutionnelles »

Consulter les textes »


Internet is fun but... | Activité de sensibilisation à la cyberintimidation | 14 avril 2011

Dans le cadre de la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels 2011, Plaidoyer-Victimes organisait une activité au Collège John Abbott. La troupe de théâtre Mise au jeu a d’abord présenté une pièce d’une vingtaine de minutes mettant en scène une jeune étudiante du collégial victime de cyberintimidation de la part de ses « amis-es » sur Facebook. Les jeunes dans la salle ont par la suite été amenés à commenter diverses portions de la pièce et à rejouer des scènes en se mettant dans la peau des différents personnages. Le but était d’illustrer les conséquences de ce type de victimisation, tout comme d’apporter des pistes de solution afin d’accompagner la victime et l’aider à reprendre du pouvoir sur sa vie.

Visionner l’activité (en anglais)
 


D’hier à demain... Plaidoyer pour les victimes, une histoire d’engagement | Ciné-débat | 20 avril 2010

Dans le cadre de la 5e édition de la Semaine nationale de sensibilisation aux victimes d’actes criminels 2010, dont le thème était « Chaque victime compte », l’Association a organisé un ciné-débat intitulé « D’hier à demain, plaidoyer pour les victimes, une histoire d’engagement ». Cette activité grand public s’est déroulée à la Cinémathèque québécoise à Montréal et a été l’occasion de projeter le documentaire Plaidoyer pour les victimes… Une histoire d’engagement, produit par l’Association en 2009 et réalisé par Les Alters Citoyens. La projection du documentaire a été suivie d’une discussion avec M. Francis Dupuis-Déri, militant et professeur de science politique à l’UQAM et de Mme Mélissa Blais, militante féministe et doctorante en sociologie. Une soixantaine de personnes ont participé à cette activité.

Visionner un extrait du documentaire

Commander le DVD »


La Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents : quelle place pour les victimes ? | Conférence | 9 juin 2010

Dans le cadre de son assemblée générale annuelle 2010, l’Association invitait ses membres et les personnes intéressées à assister à une conférence intitulée La Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents : quelle place pour les victimes ? et donnée par Me Pierre Hamel, avocat au Centre jeunesse de Montréal-Institut universitaire et conseiller au ministère de la Santé et des Services sociaux en matière d’application de la LSJPA. Le conférencier a, dans un premier temps, présenté les orientations en lien avec les victimes mises de l’avant avant la LSJPA, puis exposé les dispositions de la LSJPA toujours en lien avec les victimes et les interventions fondées sur ces principes, que ce soit en sanctions extrajudiciaires ou dans le cadre des peines spécifiques, notamment avec la présentation des projets pilotes actuellement en cours. Me Hamel a par la suite détaillé et analysé les modifications proposées par le projet de loi C-4, Loi modifiant la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents et apportant des modifications connexes et corrélatives à d’autres lois, projet déposé à la Chambre des communes le 16 mars 2010 par le gouvernement conservateur.
 
Visionner la conférence
 


Vieillir en sécurité... À quelles conditions? | Symposium | 24-25 octobre 2007

En partenariat avec le Réseau Internet Francophone Vieillir en Liberté (RIFVEL) et l'Association des retraitées et retraités de l'enseignement du Québec (CSQ) et dans le cadre du 30e anniversaire du certificat de gérontologie de l'Université de Montréal, Plaidoyer-Victimes a coordonné l'organisation et la tenue de ce symposium à Montréal.
 
La notion de Vieillir... en sécurité s'inspire d'un texte de l'organisation mondiale de la santé qui stipule qu'au départ, la sécurité est « un état où les dangers et les conditions pouvant provoquer des dommages d'ordre physique, psychologique ou matériel, sont contrôlés de manière à préserver la santé et le bien-être des individus et de la communauté. La sécurité est ainsi une ressource indispensable à la vie quotidienne qui permet à l'individu et à la communauté de réaliser ses aspirations ».
 
Par ce symposium, Plaidoyer-Victimes et ses partenaires ont voulu alimenter la réflexion sociale sur les enjeux de sécurité de la population âgée dans le contexte du vieillissement accéléré de la population. En effet, plusieurs rapports gouvernementaux et de nombreux dossiers de presse attestent que notre société n'est pas, sous plusieurs aspects, apte à relever le défi de garantir les conditions de sécurité des personnes aînées, de leur patrimoine et de leur environnement.
 
Le symposium visait les objectifs suivants:
 
- Dresser un bilan des principaux enjeux de sécurité pour les aînés, dans les secteurs les plus significatifs;
- Mettre en évidence les risques majeurs et les mesures de protection des personnes et de leur patrimoine;
- Identifier les défis actuels et dégager les conditions de développement d'une meilleure sécurité pour les aînés.

Plus de 300 personnes provenant de plusieurs régions du Québec ont pu échanger sur les trois thèmes à l'étude:
 
- Vivre bien intégré dans sa communauté;
- Habiter un milieu de vie sécuritaire;
- Mettre à l'abri son épargne et son patrimoine.

Des collaborateurs prestigieux de l'enseignement et de la recherche, de la sécurité publique, de la santé et des services sociaux, des organisme au service des aînés et des associations d'aînés, ont pris part au projet. Ainsi, les quelque 40 conférenciers et conférencières ont pu transmettre quelques enjeux majeurs liés à la thématique qu'ils couvraient. Au sortir du Symposium, une douzaine de recommandations ont été émises en lien avec les préoccupations soulevées durent ces deux journées et ont été présentées à la ministre Marguerite Blais lors du forum d'experts de Montréal dans le cadre de la Consultation publique sur les conditions de vie des aînés mise en place par le gouvernement du Québec.

Consulter les Actes »

Sous-catégories

logo_cahiersPV.giflogo_infoPV.gifsignature.jpg